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Christophe Guyot, pilote, fondateur du GMT 94

Prouver et convaincre…

Crédit photo GMT 94.

Christophe Guyot s’est acharné à illustrer par l’exemple. Chacun des petits tableaux de sa vie est une tentative de preuve. Prouver qu’on peut étudier, danser, bricoler, rouler vite (il était jeune) ou devenir pilote à plus de 25 ans. Qu’un pilote privé, seul, peut gagner face aux puissances commerciales (au moins une fois…), que motards et pilotes peuvent vivre dans le même monde, que le petit circuit Carole est un vrai circuit de vitesse (record de David Checa en 2013) etc.

Christophe Guyot est devenu une preuve sur pattes. Acteur de son destin, aussi fin metteur en scène, et conteur utopiste, parfois un peu mystique.

« Au début des années 80, je suis à l’Ecole Normale, pour devenir instituteur, et je passe mes nuits dans un garage, qui est pour moi le garage du Joe Bar Team, celui de mon pote Jean-Pierre à Ivry-sur-Seine. Ma vie consiste à l’époque à bricoler, rouler et danser le rock n’roll. J’ai eu un paquet de motos différentes, CB 750 Honda avec le kit 900 Elite Motor, Egli-Kawasaki, Kawa Z 1000 (avec des pistons de GoldWing pour faire un 1185 cm3), Yamaha 1100 XS, Kawa GPZ 1100, la première GSX-R 750 en 1985 puis la première 1100 en 1986… Je rachetais des semi épaves à des mecs qui se bourraient.

Une Honda CB 750 avec un kit Elite Motor 810.

Une Honda CB 750 avec un kit Elite Motor 810.

Chez Jean-Pierre je rencontre un mec, vers 1984, Didier Trayaud ; il va souvent à Carole, engagé en 125 Promosport. Je n’avais jamais mis les pieds sur un circuit et je n’en comprends pas l’intérêt à ce moment de ma vie. Le sport ne fait pas partie de mon environnement, je suis en fac d’histoire et de droit, je joue de la musique, j’allais devenir instituteur… Et la moto pour moi, c’est Paris-Bordeaux à fond ! L’époque du record de Moto Revue face au TGV, les bourres sur le périph’… Le 240 chrono règle ma ligne d’horizon. Je roule en bande, avec mes potes Peter, René, Dan’, ou tout seul. Mais toujours à bloc. Souvent la nuit.

La moto de course ne m’intéresse pas, j’apprends quand-même en 1984 que Christian Sarron vient d’être couronné champion du monde. C’est tout. Mais je suis très attiré par des mecs comme Richard Almet, Alain Prieur, on disait les cascadeurs à l’époque. J’adore faire des roues arrière au départ des feux rouges.

Jean-Pierre me pousse quand-même à aller à Carole, pour ne pas que je me tue sur la route. Mais faire des ronds sur un circuit de deux kilomètres n’a pas de sens pour moi.

En 1987, je rencontre Brigitte, ma femme. Elle est très branchée course moto, elle affiche des posters de motos de vitesse dans sa chambre etc. On se trouve pourtant grâce au rock n’ roll, en dansant, on envisage de faire des concours. Et c’est elle qui m’emmène la première fois à Carole. J’y roule deux mercredis d’affilée avec mon GSX-R 1100 mais ça me saoule. Avec un pote, Patrick, on achète une Yam’ 350 RDLC, à deux. Lui n’a jamais le temps de monter dessus, je tombe sans cesse. Au bout de deux ou trois tours, je chute, je n’y connais rien, je ne sais pas qu’il faut attendre que les pneus chauffent par exemple, ou que la pression doit être vérifiée régulièrement. Chaque fois que j’essaie de poser le genou, je tombe. Je suis même convoqué par le directeur du circuit de l’époque, en 1988, qui me demande de ne plus venir à Carole, trop dangereux pour moi. Je m’acharne néanmoins. Et en juin, je fais des crises d’hémoptysie, je crache du sang, hospitalisé pendant un mois à l’hôpital Becker. C’était lié aux chutes à répétition. J’avais fait une première course quelques semaines auparavant, en avril ou mai 88, le Trophée du Conseil Général du Val-de-Marne, où étaient engagées pas mal de Suzuki 500 RG, et des 350 RDLC. J’avais malgré tout terminé premier des 350. Mais à 25 ans, il était trop tard pour commencer une carrière de pilote, regrettait-on autour de moi.

Je suis allé voir aussi, emmené par Brigitte, la manche du championnat Open à Carole, la même année. J’ai été définitivement marqué par la bagarre Vieira, Crine, Bouheben, Mattioli. Thierry Crine est devenu mon idole, il courait sur GSX-R 1100 en plus ! Je suis descendu au Castellet la même année voir mon premier GP de France, où Christian Sarron a terminé second. Je suis devenu boulimique de courses, de presse, de bouquins sur la course moto etc. Tout a basculé. »

Christophe en Promosport 350 sur sa Yamaha RDLC, 1989.

Christophe en Promosport 350 sur sa Yamaha RDLC, 1989.

Là, Christophe relève, probablement par esprit de contradiction autant que par esprit romanesque, son premier défi.

« J’ai donc en 1988 un modèle 350 RDLC de 1983, un ‘4LO’, la ‘1WT’ était sortie déjà mais coûtait trop cher. J’ai quand-même roulé en 1’13, le même temps que Jean-Philippe Ruggia en Coupe Yamaha.

Alors je me mets en tête qu’une carrière de pilote peut débuter sur le tard.

Et à la rentrée de septembre 1988, j’apprends que je ne peux plus suivre une classe de perfectionnement de douze élèves à laquelle j’étais très attaché, je m’étais défoncé pour eux, j’ai eu de la peine de ne pas pouvoir assurer leur scolarité 88/89. Je me rappelle encore des prénoms de chacun. Je me mets en disponibilité et me jette à corps perdu dans la course. Ça me plaît beaucoup de montrer qu’on peut commencer la course à n’importe quel âge, alors que je n’avais encore jamais couru ! Je dépose un dossier à la ville d’Ivry-sur-Seine et demande de l’aide au Conseil Général du Val-de-Marne, où j’ai rencontré quelqu’un qui m’a beaucoup épaulé par la suite, Michel Cimervieux.

Par chance, la ville d’Ivry-sur-Seine, grâce à son adjoint au maire responsable des sports, Pierre Gosnat, m’octroie un budget spécial ‘Coup de Pouce’ de 25 000 francs pour m’acheter une 350 RDLC type 1WT et m’engager en Promosport (j’avais d’abord acheté une RG 500 pour courir en 500 mais cette catégorie a été supprimée fin 89, j’avais les boules. Et je n’avais pas le droit par règlement d’aller en 750 Promo pour ma première année de licence). Ce budget est attribué sur dossier à un unique lauréat, entre différents prétendants venus du sport, de la musique, de l’art… Je n’en reviens pas de l’avoir décroché ! Je me consacre alors uniquement à la course, j’arrête de fumer, je me mets au footing…

Je convainc ma femme de quitter son poste de secrétaire, elle se demande tout de même comment on va manger. Je lui réponds qu’on doit miser sur le temps consacré à la course, comme un pari, qu’un salaire de 6 500 francs n’allait de toute façon pas nous faire vivre à deux en faisant de la course. On habite alors dans une cave, chez un copain, on n’a rien. Je vends, la mort dans l’âme, mon GSX-R 1100.

Je me souviens avoir été partagé entre le désir de réussir et l’envie d’échouer dans la course, ce qui m’aurait permis de refumer et me racheter un GSX-R.

Bref, nous voilà partis pour une saison de Promosport 350. Mon ami Jean-Pierre, du garage d’Ivry, me file un vieux camion, un Citroën ‘Tube’ HY, qui roule à 40 km/h, on met un temps fou pour aller sur les circuits. Parfois on prend une vieille Renault 5, à 1 000 balles, avec une remorque… Je ne m’entraîne qu’à Carole, et j’y passe tout mon temps L’importance de ce circuit Carole a été immense dans ma carrière de pilote. Seul circuit à proximité de Paris, et gratuit du vendredi au samedi ! Je descends quand-même à Lédenon pour apprendre le circuit et faire un stage de pilotage avec Philippe Muchery. Parmi les stagiaires se trouvaient les deux frères Garcia, Marc et Bernard. Lors de ma première course, je termine neuvième en 350 Promosport et emporte trois victoires dès cette première saison. Moto Journal me désigne en fin de saison ‘Révélation de l’année’ parmi les pilotes français, avec Stéphane Coutelle en Coupe Yamaha. J’ai 27 ans…

En 1990, Christophe avec sa Honda RC 30 en Promosport sur le circuit Carole. A l'époque, les voitures étaient encore garées le long de la ligne de départ...

En 1990, Christophe avec sa Honda RC 30 en Promosport sur le circuit Carole. A l’époque, les voitures étaient encore garées le long de la ligne de départ…

En 1990, je m’engage en Promosport 750, enfin des gros cubes, des trucs qui wattent ! J’achète une Honda RC 30, plus de 80 000 francs, mais moins chère que la Yamaha OW01 à 100 000 francs.

Je gagne la première course à Lédenon, devant Bruno Langlois, François Pech, Jean-François Damide, Christian Delahaye, Thierry Autissier, Gérard Jolivet… Tous pilotes officiels, sponsorisés par la marque de casque FM. Moi je porte un cuir Ferry Vog et un casque Shoei. Tout le monde se demande alors d’où je sors… ».

Bruno Langlois emporte le titre 750 en 1990 mais Christophe s’est illustré et a gagné trois courses. Il prouve aussi sa capacité incroyable à mobiliser des sponsors (Ville d’Ivry-sur-Seine, Conseil Général du Val-de-Marne, TV Sport, ITC Moto, Motul…) dès sa seconde saison, à drainer des énergies différentes dans le sillon de la sienne.

L’année suivante, il crée le GMT et s’engage en championnat du monde Superbike ! Le patron de la buvette à Carole, le fameux Jean-Patrick Nouridjanian, qui connaissait bien Christophe, se souvient aujourd’hui à quel point tout le monde le prenait pour un illuminé. Mais Christophe Guyot a très bien compris comment fonctionne la course moto, où l’argent et l’expérience ont autant d’importance que la fougue et l’adresse au guidon. Avide, il veut progresser vite.

« En 1991, en mondial Superbike, j’ai beaucoup appris mais je me suis souvent brisé. C’était sportivement compliqué. Mais je n’avais pas de temps à perdre, et j’avais montré qu’on peut aller au plus haut niveau, même en commençant tard. »

En mondial Superbike, accompagné de sa femme, Brigitte. 1991.

En mondial Superbike, accompagné de sa femme, Brigitte. 1991.

Christophe aborde l’endurance dès 1992 et montre sa capacité à mobiliser, s’entourer, unir des personnes venues de milieux différents. Autre défi.

« En 1993, j’organise l’épreuve d’Open à Carole, via le club Ecurie Asnières Moto. Je fais faire des affiches 4 X 3 où je mets en avant l’événement : « Les Superbike à Paris ». Je veux montrer qu’on peut encore faire venir du monde à Carole, après les Guidon d’Or et les Open organisés par Jacques Bolle. TV Sport me suit toujours et la Mutuelle des Motards nous rejoint, première année d’une longue histoire. Ils apparaissent sur l’affiche d’annonce de la course à Carole, et c’est aussi la première fois que la FFM et la FFMC sont ainsi réunies ouvertement. Ce qui n’a pas plu d’ailleurs à Jean-Pierre Mougins, président de la FFM à l’époque. Ensuite la Mutuelle est devenue partenaire du Bol d’Or etc. 

J’étais pilote et militant à la FFMC (d’ailleurs je suis toujours militant, pour la paix, qu’elle soit sociale ou sportive), je voulais montrer qu’on pouvait associer le monde des motards et celui de la course, je voulais prouver que rien n’est impossible, inaccessible. Je m’étais promis aussi de ne jamais être pilote officiel pour rester maître de mon destin. J’ai décliné des offres de marques. Un jour, Jacques Bolle m’a dit « On ne refuse pas Honda. » Pourtant je l’ai fait, en 1994, c’était pour rouler sur une RC 30 aux 24 Heures du Mans avec Guigou et Langlois. Mais j’ai préféré faire rouler ma moto. C’est aussi l’année où j’ai rencontré Michel Guerre, mon chef mécanicien.

Je me suis toujours tourné vers mes bases chaque fois que je doutais. Je me pose alors la question : « Pourquoi tu fais du sport moto ? » et chaque fois je retrouve la direction originelle que je m’étais promis de tenir. »

La joie lors de l'arrivée du Bol d'Or 1995, malgré une quatrième place à seulement 0,92 seconde de la troisième marche du podium.

La joie lors de l’arrivée du Bol d’Or 1995, malgré une quatrième place à seulement 0,92 seconde de la troisième marche du podium.

Le Bol d’Or 1995 amène une nouvelle notoriété au GMT, qui lutte avec la Kawasaki Motoshop 35 jusque dans le dernier tour pour la troisième place. 0,92 seconde sépare à l’arrivée la Honda RC 45 du GMT pilotée par Christophe de la ZX7-R Motoshop 35 emmenée par Stéphane Coutelle, et pour la première fois depuis très longtemps, la piste n’a pas été envahie avant la fin de course, grâce à ce duel d’anthologie.

Le GMT s’impose comme un acteur majeur de l’endurance. Christophe obtient la reconnaissance du milieu mais, motard, il conserve une amertume liée à sa fierté personnelle : « J’avais les boules que certains me voient meilleur organisateur que pilote à cette époque, puisque j’avais fait tout ça pour prouver qu’on pouvait commencer une carrière de pilote sur le tard ! D’ailleurs je m’étais juré qu’une fois ma carrière de pilote terminée, j’arrêterai tout et je retournerai à l’école, instituteur, j’étais encore en disponibilité à ce moment-là. »

Son prochain défi, il le mettra sur le compte du mythe biblique David contre Goliath, mais l’orgueil y aura aussi sa place.

« En 1998, je veux mettre toutes mes forces dans le championnat de France, je sollicite mes partenaires pour avoir enfin du matériel de haut niveau (fourche, amortisseur, prépa moteur etc.) et me battre avec ceux de devant. Et ils me suivent. Lors de la dernière manche, à Carole, j’ai 4,5 points d’avance sur Bertrand Sebileau, pas assez pour me contenter d’une seconde place s’il gagne. Et Kawasaki essaie de m’empêcher d’avoir le titre, au profit de leur pilote officiel, Bertrand, même si moi aussi je roule Kawa à ce moment-là. Mais je suis équipé en Michelin et eux sont Dunlop. Christian Bourgeois, team manager de Kawasaki France, embauche Ludovic Holon juste pour cette manche, afin qu’il s’intercale entre Bertrand et moi. Il avait d’abord demandé à Jehan d’Orgeix qui avait refusé. Et Kawasaki interdit à Michelin de me fournir les meilleurs pneus !

Je pars en première ligne, et à la moitié du circuit, dès le premier tour, Holon me rentre dedans, on repart tous les deux derniers. Je n’ai pas les bons pneus, j’ai mal au dos suite à une chute de la veille, maintenant je suis dernier dernier, là, je n’y crois plus. Une bruine se met alors à tomber, qui me sauve. On est reparti ensemble avec Holon, et au virage de Golf, il me refait les freins de manière quasi dangereuse, et manque de se bourrer, puis il rentre aux stands ! Et moi je remonte. La piste un peu grasse, humide, me permet de revenir sur la tête de la course. Je roule trois secondes au tour plus vite que les premiers, un truc de fou. Et là je rejoins Sebileau, Fabien Forêt est en tête. Si je reste troisième et lui second, le titre est pour moi. La course ne va pas à son terme, stoppée sur drapeau rouge, et je gagne mon pari. Je reste à ce jour le seul pilote qui a remporté un titre de champion de France Superbike avec une moto privée face à des machines officielles. Ce titre de champion de France en 1998 à Carole, devant mes partenaires, reste mon plus beau souvenir de moto personnel.

Sur le podium de Carole en 1998, Christophe vient de gagner le titre de champion de France 1998. Fabien Forêt (Yamaha) avait gagné la course, Bertrand Sebileau (Kawasaki) était second.

Sur le podium de Carole en 1998, Christophe vient de gagner le titre de champion de France 1998. Fabien Forêt (Yamaha) avait gagné la course, Bertrand Sebileau (Kawasaki) était second.

Avec Bertrand, je crois qu’on ne s’aimait pas parce qu’on était vraiment les mêmes. Deux tarés venus de la route, des motards devenus pilotes. La seule différence entre lui et moi, c’est qu’il se vantait de rouler à fond sur la route. Pas moi.

Après le titre de champion de France en 1998, ça a failli être la fin de tout. Le dimanche soir après la course, la fête etc. je suis entré chez moi, et j’ai dit à ma femme que c’était le moment d’arrêter. Que ce n’est pas vrai que tout est possible, que je mens depuis le début, sans vraiment le savoir. J’avais réalisé que la puissance du commercial était primordiale, que Kawasaki France avait pu faire pression sur Michelin, qu’il faut les bons pneus pour gagner etc. On ne peut pas être seul maître de son destin. J’ai dit à Brigitte qu’on pouvait tout faire, mais pas fabriquer des pneus. Ou alors, il y avait une autre solution, ne prendre ni des Dunlop ni des Michelin, perdu pour perdu. Les seuls qu’on puisse intéresser, c’était une autre marque. L’histoire avec Pirelli a commencé là, en 1999. J’avais d’abord approché Metzeler, sans suite. Chez Pirelli, ils se sont montrés intéressés mais pas hyper emballés non plus. Ils m’ont invité à une séance d’essai en Espagne. J’étais plutôt surpris de la performance des pneus mais ils ne tenaient pas la distance. Et lors de la saison 99, on a eu de gros problèmes avec les pneus pluie. Et puis on a été les premiers à gagner une course en vitesse avec des Pirelli, les 24 Heures d’Oschersleben en 2000. Et les 24 Heures du Mans en 2001. »

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Sébastien Scarnato à Brands Hatch en 2001.

Le GMT est passé chez Yamaha en 2003, Christophe a mis ensuite un terme à sa carrière de pilote fin 2004 et est devenu le manager de l’équipe GMT 94, team officiel de Yamaha en endurance.

Deux titres de champion du monde d’endurance (2004 et 2014) plus tard, Christophe a prouvé beaucoup de choses, c’est vrai. Surtout sa capacité à convaincre, s’entourer, fédérer pour emporter ses défis, et elle est exemplaire.

Lors du gala FIM à Jerez en 2014, après le titre de champion du monde d'endurance du GMT 94. Avec Christophe Guyot, David Checa, Mathieu Ginès et Kenny Foray. (Et leur compagne...).

Lors du gala FIM à Jerez en 2014, après le titre de champion du monde d’endurance du GMT 94. Avec Christophe Guyot, David Checa, Mathieu Ginès et Kenny Foray. (Et leur compagne…).

Son parcours montre avant tout qu’on peut tout faire avec les autres, plutôt qu’il ne prouve qu’on peut être seul maître de son destin contre tous. D’ailleurs les partenaires du GMT 94 lui sont d’une infaillible fidélité.

La Yamaha R1 du team GMT 94 sera au départ des 24 Heures du Mans le week-end prochain, avec Christophe comme capitaine de bord et deux nouveaux pilotes, Louis Rossi, en Moto2 l’année dernière, et Niccolo Canepa, ex pilote de mondial Superbike, qui épauleront le pilote historique du GMT 94, David Checa. Et toujours le Conseil Général du Val-de-Marne, la ville d’Ivry-sur-Seine, la Mutuelle des Motards, Yamaha etc. Ou comment lutter pour fédérer.

L'équipe GMT 94 2016, avec David Checa, Christophe Guyot, Louis Rossi et Niccolo Canepa.

L’équipe GMT 94 2016, avec David Checa, Christophe Guyot, Louis Rossi et Niccolo Canepa.

Christophe en roue arrière en duo avec sa Yamaha FZ1, lors d'une journée découverte sur son circuit fétiche, Carole.

Christophe en roue arrière en duo avec sa Yamaha FZ1, lors d’une journée découverte sur son circuit fétiche, Carole.

4 commentaires sur “Christophe Guyot, pilote, fondateur du GMT 94

  1. j’étais bénévole sur le circuit depuis pratiquement l’ouverture, c’est moi qui ai mis Jean-Pat en relation avec le circuit pour qu’il puisse s’installer, mon vieux (dédé) s’occupait de thierry Crine pour ses tout premier sponsor et la gti que l’on voit derrière au départ d’une manche était celle de mon poto Alain. c’est pas si vieux lol

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