Accueil » Fast » De retour du rallye des Garrigues…

De retour du rallye des Garrigues…

Vu, entendu, lu…

Le premier rallye de la saison 2016 s’est terminé dimanche dernier, 13 mars, à environ 1 h du matin. Le paddock siégeait à Lavérune, petite commune de l’Hérault, les boucles tournaient autour de ce point central, avec trois spéciales (Murles, Aumelas, Lavérune) tenant lieu d’arènes.

On y a :

  • entendu Gilles Planchon-Tourly, président de la commission des rallyes routiers à la FFM, regretter le manque d’implication des constructeurs moto et la faible couverture médiatique du championnat de France des rallyes, « où roulent tout de même les motos du commerce, celles que tout le monde peut acheter ! » remarque-t-il. Il se réjouit par ailleurs de la sécurité toujours améliorée, du faible nombre d’accidents graves, et reconnaît qu’il y a toujours mieux à faire. Principal problème lors du rallye des Garrigues, les recos. Ce terme de spécialiste désigne les journées passées avant la course à reconnaître la portion de route où se déroulera la spéciale chronométrée. Or aujourd’hui le règlement du championnat interdit aux pilotes d’effectuer ces recos à moto, pour des raisons de sécurité et de tranquillité pour les riverains. Mais bien sûr, quelques-uns s’affranchissent des règles, et les autres s’en indignent… Gilles se trouve au milieu de ce conflit.
Gilles Planchon Tourly.

Gilles Planchon Tourly.

  • vu le faible écart entre les cinq premiers lors de la première spéciale de Murles (environ 3 km) : le vainqueur de cette première manche, Laurent Filleton, est monté en 1’40 »4, suivi par Bruno Schiltz en 1’40 »81. Benoît Nimis, cinquième, finissait en 1’41 »55. Le trou se creusait immédiatement avec le sixième, le vaillant Maxime Mettra et sa petite Kawa Versys 650, qui a mis 1’44 »01 pour enfiler Murles.
  • déploré l’abandon sur chute de Laurent Filleton, sur KTM, en tête après la première spéciale, blessé au genou dans la seconde… Le corse Christophe Velardi n’a pas manqué de concurrence pour autant et a lutté courageusement pour remporter le rallye.
  • discuté avec Germain Perrot, engagé en catégorie 125 avec sa Husqvarna savamment préparée (shifter, échappement Scalvini, partie cycle allégée etc.), deuxième du rallye. Ils n’étaient malheureusement que quatre au départ. Les petites cylindrées sont ici boudées, comme dans le reste de la France. C’est pourtant le moyen idéal pour se faire plaisir sans trop de frais. Et la course reste la course, quelle que soit la puissance.
Contrôle horaire, juste avant la spéciale de Murles. En rallye, tout peut basculer de nuit.

Contrôle horaire, juste avant la spéciale de Murles. En rallye, tout peut basculer de nuit.

  • remarqué les cylindrées imposantes des motos européennes de tête : Ducati Multistrada 1200, KTM Superduke 1190, Aprilia Tuono 1100… Les japonaises se faisaient plus modestes : Yamaha MT-09 et YZF 450. La proximité au chrono de ces différentes motos prouve que la puissance n’est pas tout. Benoît Nimis, deuxième au classement final avec sa MT-09, rend plus de cinquante chevaux au vainqueur, Christophe Velardi (Ducati 1200 Multistrada).
Départ depuis la place de la mairie de Lavérune pour Bruno Schiltz et son impressionnante Aprilia.

Départ depuis la place de la mairie de Lavérune pour Bruno Schiltz et son impressionnante Aprilia.

  • admiré les chronos encourageants de Sonia Barbot, première féminine et huitième du classement final avec sa KTM 690 Duke R. Bientôt dans le top 5 !
  • croisé Julien Toniutti, champion de France des rallyes 2015. Il prêtait sa Yamaha 450 YZF au jeune Florent Derrien, qui le lui a bien rendu en terminant quatrième du rallye des Garrigues et premier en catégorie Monocylindre. Julien participera dans deux mois au Tourist Trophy, pour la première fois de sa vie. En 1000 (Yamaha R1) et en 600 (Yamaha R6). Aussi, avant de penser à la peur et au risque, son souci principal reste le budget à réunir pour préparer au mieux les motos, bien qu’il ait été généreusement accueilli dans le team Optimark. A vot’ bon cœur…
  •  félicité l’agréable duo Maxence Sonilhac et Sandrine Tous pour leur troisième place en catégorie side-car. C’était leur première sortie et une quasi découverte du terrible engin ! On en reparle ici très bientôt.
Le side car KTM Choda de Max et Sandrine.

Le side car KTM Choda de Max et Sandrine.

  • roulé sur la TDR 250 de l’ami Stéphane Guéguin, pour terminer troisième en catégorie Classique. On en reparle aussi très vite. Surtout, vive le deux temps !!!

Restez Fast !

Partager

9 commentaires sur “De retour du rallye des Garrigues…

  1. question conne ou pas …

    les grosses cylindrées sont en 100cv ?????

    pour les 125, quand je lis  » engagé en catégorie 125 avec sa Husqvarna savamment préparée (shifter, échappement Scalvini, partie cycle allégée etc.)  »
    je vois pas du tout l’esprit  » C’est pourtant le moyen idéal pour se faire plaisir sans trop de frais « 

    • Les motos homologuées Euro4 sont full, comme la Multistrada 1200 DVT. Les autres… Quant à la catégorie 125, on peut y rouler sans la préparer comme Germain.

    • Je « courre » depuis 2012 en rallye routier avec une pauvre Er6N de 2005 achetée et remise sur la route après un vol. Budget initial 2300E pour la machine… depuis quelques rais pour remettre d’équerre suite à quelques sorties de route (les plus gros frais: 1 fourche 1 jante 1 disque et 1 phare le tout pour 400/500E en étant patient)…
      … je suis un poireau, il faut bien le dire, meilleure perf : dans les 40 quand la moitié du plateau à abandonné dans l’Ain en 2013 dans des conditions météos apocalyptiques (sans blague ! course arrêtée à 1h du mat’ pour cause d’arbres qui tombent et de talus qui descendent sur la route !!!)…
      … là où je rejoins le propos c’est qu’avec un moto quasi stock et des bricolages maison on peut rouler, prendre son pied (pourvu qu’on soit un peu maso parfois) et accessoirement bouffer quelques meules raides neuves mais mal emmenées… Et ça, c’est un grand « plaisir sans trop de frais »

      Mon budget par course : engagement + licence une epreuve + frais déplacement + divers pour rouler = environ 600 euros
      Kilomètres parcourus : entre la reco du routier et la course : plus de 800kms…

      Combien d’autres formules offrent un tel rapport temps de roulage / coût ?

      A bientôt dans la Sarthe, JC, #292 pour cette saison :)

  2. « Les motos homologuées Euro4 sont full, comme la Multistrada 1200 DVT. Les autres…  »

    la blague LOL, sacré course sérieuse, a règlement a géométrie variable ARF

    ps : a moins que …………………….. elles ont tjs étaient toutes en full plutôt ………… 😉

    pour les 125, ce devrait être origine strict, et basta, là ce serait bien sympa

    • un cador en 100cv VS un cador en full
      tu crois que ce sera pareil ?
      même si on sait que ce ne sont pas des autoroutes …. même sur petite route, eux qui essors vraiment, je pense qu’ils seront plus performant en full ….. ce serait un comble si c’était pas le cas LoL

No Comment ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *