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Les Yam’ au Dakar : 500 XT, 1982

Affaire de baroudeur

Photos Albin Carrière

1982, troisième année du Paris-Dakar. Le rallye reste une aventure aléatoire, où la navigation peut faire la différence, plus que la vitesse pure. Cette année-là, le parcours fait environ 10 000 km, dont 5 963 km de spéciales. Départ le 1er janvier de la place de la Concorde à Paris, arrivée sur les rives du lac Rose, à Dakar. 129 motos sont engagées. Parmi les trois marques officielles, outre Honda et BMW, Yamaha aligne trois motos. Dont la n°103, pilotée par Serge Bacou. C’est aussi la première où, chez Yamaha France, Christian Caillon prépare les motos, sous la houlette de Dominique Rochette.

Les réservoirs en tôle étaient fabriqués par Christian Caillon.

Les réservoirs en tôle étaient fabriqués par Christian Caillon.

Christian se rappelle : « Avant que j’arrive chez Yamaha, je préparais les Yamaha FD Motoshop, des XT qu’on conservait quasi d’origine, sauf le réservoir, quelques renforts, un minimum de prépa. Chez Yamaha France, ils confiaient les motos aux frères Maingret, à Pont-de-Vaux. Pas les mêmes moyens que nous… Mais Jean-Claude Olivier a voulu intégrer la préparation des motos officielles chez Yamaha France, au moment où je suis arrivé.

Cette année-là, fin 82, la 550 XT allait débarquer en France. On en a reçu deux du Japon, mais problème, on avait trois pilotes : Serge Bacou, Michel Mérel et Jean-Paul Mingels. » Serge avait préféré rouler avec la 500 XT (souvent faussement présentée comme kitée en 570), aboutie, laissant les deux 550 à ses coéquipiers. Il a reçu malgré tout des pièces de 550 que le Japon avait envoyé en surplus, dont une fourche d’usine, avec une prépa interne identique aux motos de cross d’époque, et un freinage à disque. Barigo lui a fabriqué un bras oscillant un peu plus long que l’origine, en aluminium. La boucle arrière a été renforcée, avec un petit porte-paquet pour fixer une sacoche en cuir.

Serge Bacou en action.

Serge Bacou en action.

« On avait terminé la moto de Serge avant de recevoir les 550 de Mingels et Mérel, poursuit Christian. Elles sont arrivées un mois avant le départ ! On a fini de les mettre au point la première semaine de course, avant, elles avaient des problèmes de carburation. » Au contraire, Serge Bacou s’illustre dès la seconde étape, Ouled Djellal – Hassi Messaoud, qu’il remporte. Mérel reprend le dessus plus tard, vainqueur de plusieurs étapes. Mais c’est Mingels qui s’imposera deux étapes avant l’arrivée, avec 1h20 d’avance ! Avant de se blesser très grièvement en tombant dans un trou. Bacou aussi sera contraint à l’abandon. Michel Mérel terminera 5ème.

Cyril Neveu offrira cette année-là à Honda la première victoire de la marque japonaise, devant Philippe Vassard, lui aussi sur Honda. En auto, outre la victoire des frères Marreau et leur célèbre Renault 20, le fils de Margaret Thatcher était au départ. Mark Thatcher était le coépilote de la française Anny-Charlotte Verney, sur Peugeot 504. Ils se sont perdus dans le désert algérien…

Restez Fast !

Yamaha XT 500

Moteur

Monocylindre 4 temps

Refroidi par air

500 cm3

Environ 40 ch

1 carbu Mikuni

Echappement d’origine modifié

Partie-cycle

Cadre avec poutre faisant office de réservoir d’huile

Fourche usine Yamaha diam. 43 mm, déb. 280 mm

Amortisseurs De Carbon

Frein avant à simple disque

Frein arrière à tambour

Environ 175 kg avec les pleins

1 commentaire sur “Les Yam’ au Dakar : 500 XT, 1982

  1. ahh !!! la xt 500 …
    j’en ai une qui m’emmène au boulot tous les matin depuis presque 20ans ..
    dans ma tête c’est le départ du Dakar à chaque coup de kick …

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