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Manif’ contre la vignette et solidarité motarde à la fin des 70’s

Le mouvement motard des années 70 selon Jérôme Lambert

Jérôme Lambert, aujourd’hui député de Charente, fut à la tête du Comité de Lutte des Motards de la Bastille puis co-fondateur de la FFMC à la fin des années 70. Il m’a reçu à son bureau de l’Assemblée Nationale pour raconter les manif’ de 1979 et leurs intrications politiques.

Jérôme Lambert, aujourd'hui député, fut co-fondateur de la FFMC.

Jérôme Lambert, aujourd’hui député, fut co-fondateur de la FFMC.

« En 1977, j’avais 20 ans, j’étais déjà engagé politiquement, j’occupais la fonction de secrétaire national des Jeunesses Socialistes, en charge de la région de la région parisienne. J’étais arrivé à Paris à l’âge de 15 ans, originaire de la Charente, pour y suivre mes études. Et motard depuis l’âge de 16 ans.

Il n’y avait pas encore de mouvement motard en 77, juste le rassemblement de la Bastille le vendredi soir que je fréquentais de temps en temps. On s’y retrouvait avec des potes. Je suis allé deux ou trois fois à Rungis voir le « spectacle » fou, j’ai dû tourner une ou deux fois. C’était l’horreur, ça faisait peur. Il y avait une foule, des motos qui roulaient facile à 130/140 km/h sur ce tracé improbable, l’ambiance était mortifère. A un moment donné, suite à l’accident de Carole Le Fol je crois, ou un autre décès juste après, un mouvement s’est levé, mené par un jeune garçon, Gérard Candan. L’unique revendication, c’était la construction d’un circuit digne de ce nom. Je n’étais pas de ce premier mouvement, mais j’avais reçu le tract. J’ai tout de suite été sensible à cette doléance. Elle me semblait intéressante, même si je n’étais pas un mordu de circuit. Le côté revendicatif m’a tout de suite intéressé. Jacques Chirac venait d’être élu maire de Paris, on sortait des élections municipales…

Le mouvement a pris de l’ampleur à la Bastille. A ce moment-là, j’étais dans la foule, j’observais. Et la première association, l’AMI (Amicale Motocyclistes Indépendants) s’est rapidement constituée. Elle réussissait à mobiliser beaucoup de motards en peu de temps, j’étais impressionné. Je me suis dit qu’il y avait un potentiel incroyable. L’accès à la Bastille nous avait été rapidement interdit, nos manif’ étaient très encadrées. Alors on se retrouvait à la Concorde, c’est là que l’AMI s’est fait connaître. Pour moi, la seule exigence de circuit ne suffisait pas. Je n’étais pas AMI, j’étais en colère ! Avec quelques potes, on a constitué le Comité de Lutte des Motards de la Bastille, ce qui n’a pas plu du tout à Jean-Jacques Branfaux, président de l’AMI, on s’est même bagarré. Nos revendications étaient plus larges et concernaient les infrastructures routières et les tarifs d’assurance, exorbitants. J’étais, comme je l’ai dit, déjà politisé, mais je ne le faisais pas savoir. Notre premier tract titrait « Reprenons la Bastille ! ». On était encore dans les années post 68 et je reconnais qu’on rêvait d’en découdre. Nous étions aussi stimulés par Christian Gérondeau, pro sécurité routière et anti moto, alors secrétaire du Mouvement des Sociaux Libéraux, qui mettait de l’huile sur le feu en nous stigmatisant.

Place de la Concorde, en novembre 1979.

Place de la Concorde, en novembre 1979.

On a rapidement réussi à reconquérir la Bastille. Quand l’AMI a obtenu ce qu’elle voulait, c’est à dire la construction d’un circuit parisien, qui allait devenir Carole, Jean-Jacques Branfaux a été récupéré par l’appareil RPR de l’époque. L’AMI a tout arrêté là et ne soutenait plus aucune manifestation. On a alors occupé le terrain sans relâche, avec des mégaphones que la CGT nous prêtait. Toutes les semaines on faisait des appels aux rassemblements devant l’ancienne gare de la Bastille, l’opéra n’existait pas encore. Selon les soirs, entre 50 et 300 motards nous rejoignaient pour faire un happening et discuter de la direction à suivre. C’était fin 1978.

J’avais une 125 RD. Elle en a fait des bornes ! Ces années-là on n’hésitait pas à rouler. Partir de la Bastille le vendredi soir pour rouler toute la nuit et dormir sur une plage de la côte Atlantique ne nous effrayait pas. 1500 km en moins de deux jours… C’était l’amour de la liberté, tout ça…

Les manif’ se terminaient parfois au poste de police. Je me souviens d’une où on s’est fait rapidement arrêté, on voulait pénétrer dans les locaux d’Europe 1 pour réclamer un temps d’antenne, les grands médias ne parlaient pas suffisamment de nous. Yves Mourousi, qui venait d’être nommé Monsieur Moto, y travaillait et nous trouvions qu’il ne nous représentait pas du tout, on ne le voyait jamais aux manifestations. Il incarnait l’autorité à nos yeux, on était plutôt anar’.

Plus tard, on a organisé une manifestation un samedi après-midi, on s’est retrouvé bloqué sur la place Saint-Michel, on devait être 150 motards. En tant que responsable, avec trois ou quatre autres copains, on a fini au commissariat du 5ème arrondissement, à Maubert, en quasi garde à vue, pour manif’ interdite. En l’espace de trois heures, on nous a libérés parce qu’il y avait 500 motards autour du commissariat, c’était la nuit. Nous, on était à l’intérieur, on entendait les klaxons et les bruits des moteurs ! La solidarité et le bouche à oreille avaient formidablement joué ! On n’en menait pas large quand-même, on avait 20 ans. J’avais une certaine habitude des manifestations malgré tout, je devais avoir 15 ans lors de ma première arrestation, une manif’ contre la guerre du Viêt-Nam. On voulait brûler l’ambassade des Etats-Unis !

Une autre fois, on a organisé un défilé du Comité de Lutte devant l’Elysée, évidemment on a été bloqué avant d’y arriver, sur les Champs. On n’était pas nombreux, peut-être 2 ou 300, mais on faisait peur et on était très mobiles. Le déploiement des forces de police était démesuré. Là je me suis fait une seconde fois arrêté, embarqué dans le bus de commandement, avec un capitaine qui me sermonnait vertement. Le plus drôle, c’est que longtemps après, je me suis retrouvé autour d’une table avec lui. Je suis colonel de gendarmerie de réserve et un jour, au centre d’entraînement de Saint Astier, il était là lors d’une réunion, devenu général. 25 ou 30 ans après… Il ne se souvenait pas de moi mais très bien de l’événement.

Tout au long de l’année 1978 et début 79, je tenais le mouvement autant que je pouvais, je ne voulais pas que le soufflé retombe. On choisissait souvent de manifester dans les beaux quartiers, genre XVIè arrondissement.

Revendications sur une Norton 850 Commando.

Revendications sur une Norton 850 Commando.

Puis est arrivée l’annonce de la vignette, en 1979. Tout a pris une autre tournure. Très rapidement, quelques semaines après que cette mesure ait été envisagée, la foule a été beaucoup plus dense à la Bastille. Un vendredi soir, un type est venu me voir, m’expliquant qu’on devait donner une autre ampleur au mouvement. Il proposait qu’on se réunisse à quelques-uns. Je ne le connaissais pas mais j’étais tout à fait ouvert aux discussions. C’était Jean-Marc Maldonado, futur leader de la FFMC. Il y avait aussi Michel Beck, plus tard sera trésorier de la FFMC, à sa création. Ce dernier venait du Havre, où il était un permanent du Parti Communiste. Il était plus âgé que nous, et même pas motard ! Mais lors du premier rendez-vous je l’ignorais.

Maldonado lui n’était pas au Parti Communiste, ce qu’il mettait toujours en avant, parce que nous autres, c’est à dire Beck, moi et mes trois potes du Comité de Lutte, on était tous politisés. Maldonado se targuait donc d’être apolitique, il n’était que permanent syndical de la CGT… S’en est suivi rapidement une volonté de structure. Grâce à Beck, qui était président de la MJC du Havre, municipalité communiste, on a été en cheville avec quelques clubs motards normands. Il y avait Gautier aussi, de Lyon, journaliste à l’Humanité, qui a amené son moto-club Moto Liberté… Nous avons commencé à fédérer ces clubs, avec le Comité de Lutte des Motards de la Bastille.

Avant, un an durant, j’avais fait vivre notre Comité de Lutte un peu tout seul, suite à la désaffection de l’AMI. Le coup de la vignette a donné un élan formidable à nos manifestations et notre volonté de nous fédérer. Peut-être que sans ce projet de vignette, la FFMC n’aurait jamais vu le jour. Quand j’ai vu arriver ces troupes fraîches, avec des militants expérimentés, je me suis dit qu’on allait réussir quelque chose.

Après quelques réunions, en deux ou trois semaines, le nom FFMC est arrivé rapidement. Dès lors, j’ai poursuivi mes activités militantes dans la moto, mais un peu en retrait apparent, Maldonado était notre porte-parole officiel, puisqu’il était le seul « présentable » politiquement. Et nous, avec Beck, Gauthier et quelques autres (dont l’un est devenu mon beau-frère), on a constitué le petit noyau fédérateur et structurant de la FFMC. Comme j’étais étudiant en droit, on m’a confié la rédaction des statuts de l’association. Je suis allé les déposer en préfecture avec Maldonado.

Grâce à la vignette, le mouvement s’est ainsi amplifié en 1980. D’ailleurs, l’un de nos premiers logos a été la reproduction d’une vignette avec un bras d’honneur. Les manif’ réunissaient alors jusqu’à 10 000 motards à Paris, 40 000 en France. On murait les portes des trésoreries publiques avec des parpaings et du ciment. Une fois, nous avons envahi le Musée Grévin pour piquer la statue de cire de Giscard, alors président, qu’on a mis dans le panier d’un side-car, en tête de la manif’. A la fin de la journée, on l’a jetée dans la fosse aux ours du zoo de Vincennes ! On allait beaucoup en province aussi, pour soutenir toutes les manifestations. Une caisse de solidarité avait été constituée pour ceux qui prenaient des amendes à cause des manif’ ou de l’absence de vignette sur les motos (ce qui était très rare, la police verbalisait très peu pour ça, le boycott avait été très suivi).

L'appellation "Motards en Colère" a rapidement fait mouche.

L’appellation « Motards en Colère » a rapidement fait mouche.

Il faut vraiment se rendre compte qu’à l’époque, en 80, il n’y avait pas d’autre mouvement de jeunesse plus important que le nôtre ! On était reconnu comme une force qui comptait. Mêmes les organisations syndicales ne parvenaient pas à mobiliser autant que nous. Et moi, au PS, je représentais les motards, c’était important, ils se souciaient de ce mouvement. Je me souviens d’avoir dit un jour à Paul Quilès, alors numéro 2 du PS, qu’on allait organiser une manif’ au Champ-de -Mars pour interpeller les politiques, il s’est tout de suite montré intéressé. Il y avait des enjeux énormes en période de pré-élection présidentielle. Mitterrand avait inclus les revendications du mouvement motard dans ses 81 promesses de campagne !

Giscard, de son côté, était un président pas très âgé, mais avec pas mal d’affaires sur le dos (Boulin, les diamants de Bokassa…), et ne souhaitait pas trop se mettre la jeunesse à dos. Mais il ne reculait pas sur la vignette. On avait mis une stratégie en place, qui consistait à nous rendre sur chaque déplacement national d’un membre important du pouvoir (président, premier ministre, ministre…). On était bien informé, on connaissait à l’avance leur calendrier, moi j’étais membre permanent du PS, et certains voyaient un intérêt à nous filer ce genre d’info… Donc Giscard, Chirac ou Barre ne pouvait pas faire un pas sans se retrouver avec une cohorte de motards bruyants aux fesses !

Au lancement de la campagne de Giscard, en septembre 80, la droite avait organisé au Bourget une Fête de la Liberté. On avait décider de perturber cet événement. Nous n’étions pas trop nombreux, uniquement des gens de confiance, pour ne pas ébruiter l’opération. On est arrivé jusqu’aux portes du Bourget, où il y avait des cars de CRS. Ils nous ont évidemment bloqués à 40 mètres de l’entrée. S’en est suivi un long face à face de deux heures, pacifique, jusqu’à ce que Jacques Dominati, alors secrétaire d’état, arrive du parking. Il a été alors bousculé, avec mouvement de foule et intervention des gendarmes mobiles… Ça a dégénéré, mon beau-frère a été arrêté et emmené. Aussitôt nous avons hurlé « Libérez notre camarade ! », « Vive la liberté ! », et ce qui devait être un simple sit-in s’est transformé en affrontement dur. Or tous les journalistes étaient là, qui ont pris des photos : le lendemain, à la une de l’Huma et de Libé, c’était nous ! Le résultat avait été au-delà de nos espoirs.

Et bien sûr les Socialistes, et François Mitterrand à leur tête, étaient fort aise de ces agitations nuisibles à la droite.

Mitterrand élu, il a aussitôt tenu sa promesse et a fait abroger la loi sur la vignette moto en juin 81. Mais il restait pas mal de revendications motardes, surtout concernant les infrastructures routières. Et nous voulions créer notre mutuelle d’assurance, pour offrir des tarifs raisonnables aux plus jeunes. Nos rendez-vous avec la FFSA, la Fédération des Assurances, ne donnaient rien, ils ne voulaient pas céder sur les tarifs. Nous avons donc constitué notre propre mutuelle. Certains parmi nous étaient capables d’entreprendre ce boulot, des expert-comptables et des juristes. On a fait une souscription, 280 francs, il fallait être au moins 30 000 je crois pour créer le fond de garanti nécessaire à la création de la mutuelle. On a réussi, nous étions 40 000. Là, j’ai joué un rôle assez utile, surtout dans les négociations politiques avec le gouvernement, mes amis étaient au pouvoir. J’arrivais à obtenir des rendez-vous avec Pierre Bérégovoy, secrétaire de l’Elysée, et Ségolène Royal. Avec le ministère des Transports aussi, ou des Finances, dès les premiers mois qui ont suivi l’élection de François Mitterrand, donc fin 81.

Après la création de la mutuelle en 1983, appelée Solidarité Mutuelle des Usagers de la Route, on a été en désaccord avec Maldonado. On commençait à récolter beaucoup d’argent, qu’on mettait sous séquestre bien sûr, la mairie de Suresnes nous avait confié un local, on avait des moyens. Je réclamais incessamment que la FFMC s’organise. Le mouvement s’était mué en organisation puissante, on n’était plus dans les bars de la Bastille. J’étais aussi directeur de la publication des Editions de la FFMC, au début (devenues Le Pavé dans la Mare puis Moto Magazine). Mais Maldonado refusait toute organisation. Il ne voulait pas, par exemple, qu’on vérifie que les personnes présentes aux assemblées générales soient bien affiliées à la FFMC, pour ne pas donner l’impression de ficher les gens etc. Il était très anarcho-syndicaliste. J’aurais souhaité qu’il y ait un peu plus de démocratie participative, alors qu’il y avait de la participation mais pas de démocratie. Ça se terminait toujours comme dans un amphi de fac, où celui qui gueulait le plus fort avait raison.

Et puis tout ça lui est peut-être monté un peu à la tête, les plateaux télé etc.

J’ai quand-même participé à toutes les réunions pour la création de la mutuelle, il fallait notamment l’imprimatur du ministre des Finances, que Bérégovoy était devenu, c’est lui qui nous a donné l’accord. Mais je n’acceptais pas qu’on prenne toutes ces responsabilités (on allait assurer des milliers de jeunes motards !) sans plus de structuration. Alors a commencé la série des « procès de Moscou » ; les communistes étaient pourtant d’accord avec moi, avec probablement une idée derrière la tête, parce que les jeunes communistes étaient nombreux au sein de la FFMC, avec Beck à leur tête. Celui-là a d’ailleurs vite été viré par Maldonado, assez brutalement d’ailleurs. Du coup ça s’est refroidi avec le PC ! On était en 1982. Ceci dit, l’éloignement du PC n’était pas pour me déplaire, le Parti avait eu une forte emprise sur la FFMC jusqu’alors. Je n’ai pas tellement protesté quand Beck a été viré. Mais peu après, ça a été évidemment mon tour… J’étais le dernier politisé, ne restait plus que les anar’. Je me suis fait vidé un soir d’une réunion à Suresnes, à coups de casque ! Il devait y avoir une trentaine de personnes à l’assemblée, qui m’ont aussitôt dit que je devais dégager. J’étais un peu mortifié, même si j’avais d’autres chats à fouetter puisque je me présentais aux municipales de 1983… Mais je trouvais ça injuste. Alors j’ai tenté de lancer un mouvement parallèle, avec quelques autres, qu’on voulait appeler Motards en Mouvement, moins contestataire, plus organisé… Mais j’ai vite lâché l’affaire. La FFMC a elle bien sûr poursuivi sa route et trois ou quatre ans plus tard ça a été au tour de Maldonado de se faire virer ! Et la FFMC s’est structurée.

Mais au début, c’était un sacré bordel. J’avais auparavant été administrateur de la MNEF, la mutuelle étudiante, juste quelques mois pour m’apercevoir à quel point ce n’était pas correct comme mode de gestion, pour rester poli. Je ne voulais pas qu’il en aille de même pour la Mutuelle des Motards au début. Mais ça n’a jamais été le cas. C’était juste un vaste foutoir. Sans discussion et organisation, juste la parole du prince… Maldo plaçait ses potes autour de lui, ils devenaient permanents de la FFMC, et c’était comme ça.

On s’est revu plus tard, à la fin des années 80, j’étais député, on était redevenu copains.

La FFMC est finalement devenue ce que j’avais envie qu’elle soit. Avec des aléas dans son histoire, comme le déplacement de son siège en Corse, pour bénéficier des aides de la collectivité locale à toute nouvelle activité implantée sur l’île. Il y avait aussi des avantages fiscaux… Mais au bout de deux ans elle a dû être rapatriée dare-dare, en 84, à cause des menaces d’attentats si l’association ne payait pas le tribut révolutionnaire et si elle n’engageait pas quelques militants…

Pour la suite, la mobilisation motarde a été moins forte par la suite, c’est sûr, notamment lors du passage de la loi des 100 ch en 1986. Dans les années 70, la jeunesse bouillait, impatiente d’en découdre, éprise de liberté. La vignette est venue comme un facteur déclencheur incroyable, qui symbolisait l’injustice, car cette vignette était chère. Le mépris d’une certaine classe dirigeante envers la jeunesse a joué aussi. »

Jérôme Lambert roule toujours à moto, sur une BMW K1600 GT, et suit de loin l’actualité moto. Il estime que le contrôle technique à la revente est une bonne mesure, pour sécuriser l’acheteur, mais ne souhaite pas que ce CT devienne systématique tous les deux ans, comme pour les voitures.

La FFMC elle continue de mobiliser les motards, ainsi le 10 octobre dernier.

Restez Fast !

11 commentaires sur “Manif’ contre la vignette et solidarité motarde à la fin des 70’s

  1. Bonjour à toute l’équipe du superbe site Fast & Lucky,
    Je suis Jean-Marc Belotti, le coordinateur de la FFMC Paris et Petite Couronne et accessoirement organisateur avec mon équipe des manifestations motardes de Paris.
    Je viens de tomber sur votre article et je ne sais pas quand il a été édité, mais je tiens à vous remercier de ce « come back »que vous offrez à toutes les motardes et tous les motards.
    J’ai 56 ans, membre fondateur de la Mutuelle des Motards et en 1974, j’avais 14 ans. J’allais à Bastille avec ma Moto Guzzi 50 cross. Ensuite, on allait s’arsouiller avec les potes à Rungis. On étais parmi les plus jeunes et avec nos 50 à boite, on ne la ramenais pas trop devant les grands de 19 ans et leurs grosse meules. Que de beaux souvenirs, mais que de drames aussi sur ce circuit improvisé, ou moto, Rock’n Roll et mort se côtoyaient…
    Puis, en 80, avec mes 20 ans et mon Kawa 650 Z, sans permis et sans assurance (c’était malheureusement courant à l’époque), j’ai participé à ces premières manifestations contre la vignette fiscale imposée aux motos. J’avais déjà la foi pour me battre et défendre mes droits de motard, mais à l’époque, aux prémices de la FFMC, les plus actifs, étaient issus des milieux anar et gauchistes et moi, je m’étais déjà porté volontaire pour m’engager dans les parachutistes et mon départ pour d’autres horizons était imminent… Forcément, ça ne pouvait pas coller :-)
    Je suis maintenant à la FFMC depuis environs 25 ans et les choses n’ont pas beaucoup changé. Nous vivons toujours dans un environnement politique motophobe, les motardes et motards se battent toujours pour défendre leurs droits et leur liberté, et les vignette (fiscales dans le passé et écologique aujourd’hui), nous collent toujours à la peau…

    • Merci pour vos témoignages tres intéressants à tout les deux et merci pour les commbat que vous avez mener et que vous continuer à mener au quotidien.

      Nous Motards nous vous devons une fier chandelle.

      Oxyman Rider

  2. HAHA me voila retourné à la grande époque .. commissariat du 5ème apres le départ avorté de St michel il n’y avait pas que 3 parsonnes au comissariat du 5 em héhé j’étais dedans avec d’autres aussi je me rappelle les affiches de Mesrine et les graffitis qu’on à fait un peu partout dans la salle ..
    sur les Champs. je me souvien d’un gag les champs étaient bloqués pour nous venant de la concorde mais une autre équipe venue de province est arrivée par les champs venant de porte maillot s’en est suivi un cafouillage monumental la police ne voulant faire passer ni un groupe ni l’autre de peur que tout le monde se retrouve sur les champs ..
    puis en suite tout a été rapide on a pris les quais puis les rues en sens interdit pour se retrouver au beau milieux des champs elysés . La un peu surpris par notre ruse on c’est regroupé un instant au milieux de la circulation puis sont arrivés de droles de motos des vieilles BM avec un pilote et un passager matraque à la main , je mes rapelle de coupes boulons gigantesques fixé sur le cadre de certaines .. on c’est fait gentiment reconduire vers la sortie des champs .. Fin de la récréation ..

    Voici quelques photos de la première manif place de la concorde

    https://www.flickr.com/photos/eric-descarpentri/albums/72157627223207157

    • Bonjour Descarpentri,
      Sympa les photos.
      Toute une époque comme dirait Maître Audiard :-)
      D’ailleurs, sur l’une d’elles, on peut voir un supermarché Vini-Prix. si ça c’est pas du « vintage », mon bon monsieur…

  3. Pour Jean-Marc Belotti je suis plus jeune que toi mais trajectoire similaire. Pas en Guzzi 50 mais MTX 50… et quand j avais 18 piges participations au SO de la FFMC quand elle était près de Bastille . L époque de Georges Sarre. Là aussi les gauchos Mao étaient les plus actifs. Très pote à l époque avec un objecteur de conscience qui faisait son service « civique » à la FFMC et moi… appellé du contingent volontaire en … CRS . Comme quoi la moto crée des amitiés au delà de nos convictions politiques. V à tous les anars comme les reacs

    • Bonjour Fifi,
      Et oui, la moto est un véritable lien social qui uni des gens d’obédiences et d’horizons bien différents.
      Bon, en même temps, sauf ton respect, les CRS, ne sont pas mes références préférées 😉 … a part quand ils sont sur les plages ou en montagne pour porter assistance.
      Motardement V

      • salut les motards
        FRED MILITANT TOUJOURS EN COLERE
        en province les motards ce sont mobilisés en Grand nombres
        en dordogne les manifs a PERIGUEUX
        le samedi et on descendait a AGEN, BORDEAUX ou LIMOGES le dimanche pour preter main forte
        les pneu brûlait et les 4l et estafettes ce retournait bien!!!
        le militantisme avait une autre envergure a cette epoque
        au sein de ffmc24 apres les reunions on coursais les flics pour avoir des amendes pour phares blanc
        30000 francs pour pour de la manif permanente
        j’ai moins apprécié les hussiers au bout de 8 mois
        mais bon a gagné !!!!
        même passion même combat!!!!
        ici en DORDOGNE on continue a la maniere des années 80 mais sans la violence physique
        mais des images qui choque pour alerter l’opinion !!!!!!
        (meme si cela derange le BN)

  4. Oh mon dieu !!!
    36 ans après, ca ne nous rajeunit pas…
    18 ans avec mon 250 RS tous les vendredis à la bastille avec Maldo, nounours et les autres… à bloquer les rues transversales avant le passage de la manif.
    Ouinnn quand est-ce que l’on recommence !

  5. Ah la vache !! que de souvenirs 79 j’avais 16 ans, j’ai participé au réunion à la MJC Montrouge, au café le drapeau oû l’on caché la sono dans la cave, dans le local rue du ratrait à suresnes. On faisait la SO: dans mon groupe il y avait AC/DC, johnny (qui fut bénévole à Carole avec moi), josé(dis kawa rieur) Guzzi et son side j’ai oublié pour les autres … et moi charly avec mon 125 cm au départ puis toutes mes autres motos lol

  6. j’en rajoute encore: les 2 potes qui bossais à la mer de sable comme cow boy, tous mes souvenirs sont partis en fumée. Si jamais vous avez des photos (j’ai bossé à Carole jusqu’en 95) merci.

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