Accueil » Qui est-ce? » Max’ de Trimax !

Max’ de Trimax !

Le chevelu féru d’anglaises.

Lui aussi habite l’Auvergne, comme Jivaro, et Jul’. Maxence tient l’atelier Trimax à Saint-Bonnet-lès-Alliers, à quelques tirées d’ailes de Clermont-Ferrand. Il s’y concentre sur les Triumph T3 et T4 à carbus, celles des années 90, de la résurrection. Des enclumes au moteur fantastique. Il touche parfois aux T5 voire aux T7, sans plus d’obstination.

L’atelier de Max’ n’est pas bien grand, peut-être 50 m2, juste suffisant, parce qu’il a parcellisé son stock. Il détient la plus importante réserve européenne de pièces pour Triumph T3 et T4, à force de dix années d’accumulation. Il a remisé une cinquantaine de motos plus ou moins complètes chez son père, forcené aussi de la bécane, chevelu du même tonneau, passionné aussi de moto. Au-dessus de l’atelier de Saint-Bonnet, Max’ entrepose toutes les pièces qu’il repère sur les sites d’annonces en tous genres.

La Sprint 900 couleur champagne, ou or, enfin classe quoi... Elle a 110 000 km.

La Sprint 900 couleur champagne, ou or, enfin classe quoi… Elle a 110 000 km.

Dans un autre bâtiment, il range son SV 650 quotidien, la Buell de ‘Drine (sa compagne), sa Voxan… Et sous l’appentis d’une grange, on trouve son side Guzzi, une TDR 250, une Tiger 885 première génération (« un vrai vélo ( !), une super affaire »). Il y en a partout. Max’ entasse peut-être même malgré lui.

Et parfois, le soir, Jivaro et Jul’ descendent à Saint-Bonnet, s’incrustent chez Max’ et ‘Drine, et l’histoire de la moto y est (re)contée par pans entiers. La culture moto cumulée de ces trois là dépasse celle de 99,9% du motard moyen, et c’est des histoires à n’en plus finir, ou une refonte du monde à coup de liqueur de gentiane. Le génie mécanique et l’art de la bricole enfument la petite pièce, mais le lendemain matin, le retour à la vie d’ici-bas n’en est pas moins pénible. Il y a toujours des problèmes de thunes pour ternir la passion, à croire que l’argent ne sert plus qu’à ça.

Voilà un beau T-Bird Sport repeint avec des couleurs plus chatoyantes, entretenu par Maxence.

Voilà un beau T-Bird Sport repeint avec des couleurs plus chatoyantes, entretenu par Maxence.

Max doit créer son site internet pour y déployer l’immensité de son stock. Un truc propre avec un tarif clair et honnête. Il faut d’abord terminer l’inventaire et finir les révisions et autres réparations en cours dans l’atelier du bas. Pas de veine, ordinaire comme nous autres, il n’a que deux bras.

Le site sera en ligne cette année pourtant, il le faut. Des joints de carbus à ceux des robinets pour Sprint 900 (qui fuient aujourd’hui sur la sienne, d’ailleurs), en passant par les blocs cylindres, vilebrequins, coussinets, bras oscillants etc. mais aussi les accessoires de catalogue, Max’ possède tout, ou peut trouver en moins de 48 heures (avant envoi). Il s’est constitué un réseau depuis 1995, date de son premier T3, un Trident vert de 1992.

Vestige de son premier Moto Tour en 2008, avec une Triumph Daytona 675. La plaque numéro, au-dessus, est celle que portait Bruno Bonhuil lors de son Moto Tour avec la Voxan.

Vestige de son premier Moto Tour en 2008, avec une Triumph Daytona 675. La plaque numéro, au-dessus, est celle que portait Bruno Bonhuil lors de son Moto Tour avec la Voxan.

Il bosse aujourd’hui en fonctionnement quasi coopératif avec trois potes, Damien du Black Garage en région parisienne, Luc de la Grange Mécanique à Nantes et Franck de T5&Cie. Tous bien sûr spécialisés dans la Triumph des années 90-début 2000.

Le reste du temps, Max’ et ‘Drine s’adonnent à un autre passe-temps coûteux et prenant, le rallye. Cette année, ils ne devaient pas en faire. Ils s’aligneront au départ du rallyes des Garrigues avec un side Choda motorisé par un KTM RC8-R, l’attelage de Laur/Ferrieu. Une proposition qu’ils ne pouvaient pas refuser.

L'attelage KTM-Choda que Max' et 'Drine piloteront cette année.

L’attelage KTM-Choda que Max’ et ‘Drine piloteront cette année.

Le lendemain matin nous sommes montés chez Jul’ et Jivaro en Triumph Sprint 900, une vert anglais, l’autre champagne, avec 110 000 km au compteur, après une bonne révision. « Entre 1992 et 2004, la qualité de fabrication chez Triumph est assez exceptionnelle. Quand je remonte un moteur dans le cadre, il n’y a pas place pour une feuille de papier entre les points de fixation ».

Les 900 Sprint de la virée.

Les 900 Sprint de la virée.

La 900 Sprint, c’est bas de selle, large, confortable, très lourd à manier, pas du tout basculé sur l’avant (pas assez même), très agréable pour enrouler. Le trois cylindres 900 reprend très bas, pour monter lentement en régime, il laisse le temps à la saveur.

Je crois que je préférerais le trail, tout de même…

Restez Fast !

Pour joindre Max et tout savoir sur les Triumph T3 et T4 :

www.trimax-moto.com

max@trimax-moto.com

Tél : 09 65 23 55 04

1 commentaire sur “Max’ de Trimax !

  1. La montée en régime lente et rugueuse c’est vrai, c’est ce qui fait la saveur du T3 et c’est pourquoi il y a quelques années j’ai revendu une Tiger 955i électrique pour racheter une 885 carbus 100x moins efficace mais 100x plus attachante.

No Comment ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *