Accueil » 80/90 » Yamaha 500 XT Scrambler Anniversaire

Yamaha 500 XT Scrambler Anniversaire

Les 40 ans du gromono Yam’ selon Nicolas Sonina

Par Zef, photos Zef et archives.

Nicolas Sonina aime la XT 500 depuis toujours. Il ne voulait pas rater son 40ème anniversaire. Hier soir, dans le magnifique atelier de La Forge, il a dévoilé sa vision d’une XT moderne, forcément Scrambler.

Le garage - atelier de La Forge, à Boulogne Billancourt, superbe.

Le garage – atelier de La Forge, à Boulogne Billancourt, superbe.

Il a récupéré une quasi épave de 1979 qui n’avait pas roulé depuis 10 ans et, en un peu plus de deux mois, il a réalisé cette chouette version avec des potes.

La XT 500 de Nicolas Sonina en cours de démontage.

La XT 500 de Nicolas Sonina en cours de démontage.

Il s’est occupé d’ouvrir complètement le moteur sur l’établi de La Forge pour le remonter proprement, repeint. D’ailleurs tout a été rénové, jusqu’au cadre. Nico a refait faire une selle raccourcie, dont la partie arrière a été abaissée. Le réservoir a retrouvé ses formes originales. L’échappement haut a été fabriqué par son ami Dominique Secco de Replica Bikes, à Argenteuil. Le nouveau bouchon de réservoir usiné par Doud… Une affaire de copains. Il n’a pas oublié de remercier Cyril, boss de La Forge, qui a accueilli le projet durant ces deux mois. Maintenant, la XT va rouler. Nicolas, ancien de Moto Journal et spécialiste du tout-terrain puis de l’événementiel, va continuer à organiser en 2017 l’Iron Bikers sur le circuit Carole, puis son nouvel événement, Classic Machines, toujours à Carole. Entre autres activités.

_dsc0089

La Scrambler, encore dans l’atelier de La Forge.

Pour ne pas oublier cet épisode magique de l’histoire de la moto, quand la XT 500 a pointé le bout de son nez sur les routes en 1976, après avoir été présentée fin 1975. Une longue histoire dont on va faire un court résumé.

Histoire

Le ‘gromono’ est d’abord une histoire anglaise, dans laquelle BSA s’est illustrée en matière de tout-terrain, avec la Victor 420 puis 441 cm3, dès 1966, puis la 500 B50 en 1971. Les constructeurs japonais n’ont rien inventé sur ce coup, mais ils ont su s’adapter à une demande américaine de moto TT capable de rouler longtemps sur de longues pistes (les grands espaces, la liberté…) et surtout développer des monocylindres puissants (pour l’époque) et fiables. Ce ne fut pourtant pas simple.

Le prototype de la XT 500, sur le parking de l'usine Yamaha, en 1974.

Le prototype de la XT 500, sur le parking de l’usine Yamaha, en 1974.

Shiro Nakamura fut en charge de la conception du mono 500 Yamaha au début des années 70. Qui allait devenir la seconde moto quatre temps de la marque, après la XS 650. Il devait faire vite et bien, Kawasaki et Honda étaient aussi sur le coup. « Je dois reconnaître que ce fut un véritable cauchemar avoua Nakamura San plus tard. Nous avons étudié différentes architectures moteur avec arbre à cames en tête et passage d’huile alambiqué, mais la XT devait être de conception simple et surtout très fiable. Premier problème, nos pistons pesaient trop lourd et la culasse s’est avérée être un vrai casse-tête. A un moment, nous cassions même les cylindres en leur milieu. Nous avons monté un vilebrequin assemblé, et non pas monobloc, avec une tête de bielle montée sur aiguilles, plus simple à lubrifier. Puis d’autres problèmes sont apparus à cause des vibrations intenses. Le démarrage au kick devait aussi être facilité, ce dont nous nous sommes aperçus suite aux déboires de l’un de nos directeurs qui ne parvenait pas à démarrer la moto. Nous avons pris pas mal de retard… »

La XT 500 au salon de Paris, fin 1975.

La XT 500 au salon de Paris, fin 1975.

Les 500 TT et XT finirent par voir le jour, en 1975 pour la première, 1976 pour la seconde. La TT était une version exclusivement off road, typique des motos américaines conçues pour les longs rides dans les déserts. La XT était son pendant civilisé.

La TT 500.

La TT 500.

La surprise vint du marché européen, où Yamaha ne s’attendait pas à un tel succès. Le début des grands rallyes africains, à commencer par le Côte d’Ivoire – Côte d’Azur (Abidjan – Nice) en 1976 puis bien sûr le Dakar, coïncidait parfaitement avec l’arrivée de la XT. Le boss de Yamaha Sonauto France, Jean-Claude Olivier, n’a pas tardé à y engager des XT préparées, dès 1976, aux côtés de ses DT 400 (l’histoire ici). Puis Cyril Neveu remporta le premier Dakar en 1979 avec la XT Yamaha France. Début d’une longue histoire (dont l’épisode 1982 ici).

Les XT 500 prêtes pour le rallye Côte Côte, en 1976.

Les XT 500 prêtes pour le rallye Côte Côte, en 1976.

Le modèle de série a fait lui rêver une génération entière de motards épris de longs périples. Ils ne s’y engageaient pas tous, loin de là, la moto suffisait au rêve.

Entre 1976 et 1989, plus de 62 000 XT 500 se sont vendues en Europe.

La toute première version, 1976.

La toute première version, 1976.

 

Premiers essais dans la presse américaine.

Premiers essais dans la presse américaine.

 

La XT 500 emmenée par Bengt Aberg en championnat du monde 500, en 1977.

La XT 500 emmenée par Bengt Aberg en championnat du monde 500, en 1977.

 

Pub'...

Pub’ technique…

 

Le modèle 1978.

Le modèle 1978.

 

Les XT 500 du Dakar 1979.

Les XT 500 du Dakar 1979.

 

L'une des plus célèbres versions, 1981.

L’une des plus célèbres versions, 1981.

 

La dernière XT 500, version SP, 1989.

La dernière XT 500, version SP, 1989.

1 commentaire sur “Yamaha 500 XT Scrambler Anniversaire

  1. Bonjour,

    J’ai possédé une 500 xt dans les années 80 et je voudrais en refaire une scrambler comme dans votre article.Ou puis je avoir les infos?
    Merci de votre retour.
    Bien à vous,
    Bruno
    06.08.68.93.16

No Comment ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *